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Mur en béton fissurée
  • Photo du rédacteurIlies mkt

Jon Jones, la peur comme motivation


Crédit photo : Josh Hedges/Zuffa LLC via Getty Images

Bones se nourrit de la peur


Elégant, souriant, charismatique, Jon Jones a des airs de gendre idéal. Ne vous y trompez pas, c'est un monstre dans l'octogone et en dehors ! En témoigne ses 26 victoires en 28 combats (1 défaite sur disqualification et un No-Contest) mais aussi ses nombreux déboires avec la justice. Condamné pour délit de fuite en 2015, il a été arrêté par les forces de l'ordre pour violences domestiques envers sa compagne en septembre 2021. Des faits gravissimes qui s'ajoutent à des contrôles positifs aux produits dopants qui pousseront l'UFC à le suspendre à plusieurs reprises



Jon n'est pas vraiment la représentation idéale de ce que doit être un athlète de son niveau. Mais l'ancien champion incontesté des lourds-légers veut tirer un trait sur son passé sulfureux. Fini l'alcool et les drogues, Bones part à la conquête d'un nouveau titre qui ferait de lui le "GOAT" ultime du MMA : la ceinture des poids lourds de l'UFC ! Il s'agit certainement du plus grand challenge de son immense carrière. Lassé de rouler sur la catégorie des "Light-Heavyweight", il avait besoin d'un objectif aussi ambitieux pour se remettre sur les bons rails



Car au delà de l'extra-sportif, les dernières apparitions du plus jeune champion de l'histoire de l'UFC n'ont pas été à la hauteur de son pédigrée. Difficilement venu à bout de Thiago Santos sur décision partagée, plusieurs fans de MMA considèrent que Dominick Reyes aurait dû être déclaré vainqueur de leur opposition en février 2020. Ces "contre-performances", Bones les explique par un manque criant de motivation. La raison ? Une catégorie pauvre en adversaire capable de le pousser dans ses derniers retranchements



Alors certes, Jon le confesse lui-même. S'il a décidé de monter chez les poids lourds, c'est aussi pour bénéficier d'un salaire plus généreux. Mais au delà de l'argent, l'Américain a besoin d'adrénaline et de peur pour atteindre son plus haut niveau. On l'a vu lorsqu'il a fait face au terrifiant Rampage Jackson en 2011. Bones l'a avoué lui-même, Quinton l'intimidait à tel point qu'il le voyait le mettre KO dans ses cauchemars. Résultat ? Une domination totale et une victoire sur soumission au 4ème round



Cette peur qui le pousse à se dépasser, il va y avoir droit avant ses débuts chez les "Heavyweight". Car en face de lui se présentera un adversaire considéré comme un ovni dans la catégorie : Ciryl Gane. En plus d'être solide physiquement du haut de ses plus de 110 kilos, le Français se déplace comme un poids léger dans l'octogone. Technique et hermétique à la pression, "Bon Gamin" pourrait devenir le premier combattant à infliger une "vraie" défaite à l'Américain



C'est bien connu, un seul coup peut tout faire basculer chez les poids lourds. Jon n'a jamais goûté à la puissance d'un combattant de ce gabarit. Comment va-t-il réagir face aux assauts d'un "Striker" hors pair comme Ciryl ? Comme si cela ne suffisait pas, ses 3 ans d'inactivité viennent rajouter un peu de doute dans l'esprit de ses fans et peut-être dans le sien. Une chose est sûre, il y aura de la peur du côté de Jon Jones le 5 mars en combat principal de l'UFC 285. Et c'est loin d'être une bonne nouvelle pour le Français...

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