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Mur en béton fissurée
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Henry Cejudo : la culture de la gagne


Henry Cejudo double champion UFC
Crédit Photo : Getty Images

Henry Cejudo est peut-être le pratiquant d’art martial le plus accompli de tous les temps


À 36 ans, Triple C est sur le point de refouler l’octogone qui l’a vu devenir champion de deux catégories distinctes en 2019. Un succès intervenu 11 ans après une médaille d’or olympique en lutte libre. 3 années se sont écoulées depuis son dernier combat. Henry Cejudo renfile les gants pour ce qui pourrait être l’une de ses dernières sorties



Combattant à la rigueur exceptionnelle, guerrier doté d’une mentalité à toute épreuve, Cejudo a marqué le sport de son empreinte. Avec une victoire ce week-end, il ajouterait une ligne supplémentaire à un palmarès qui défie la logique. Des accomplissements qui sont le fruit d’une existence dédiée à la victoire et du développement d’une véritable science du combat dont il a fait profité bien d’autres combattants




Le personnage de Triple C ou du King of Cringe a brouillé la perception que certains ont de lui mais ne vous y trompez pas, les accomplissements d’Henry Cejudo sont uniques et ne pourront probablement jamais être répétés. En remportant une médaille d’or olympique à seulement 21 ans, The Messenger s’est offert le luxe d’une seconde carrière complète en MMA. À sa lutte de classe mondiale, Triple C a ajouté un striking dynamique et s’est créé un personnage pour se vendre. Modelé par une jeunesse difficile, Cejudo est un acharné, un travailleur qui ne cesse de surprendre ses contemporains




C’est sa rigueur et ses connaissances exceptionnelles qui font de lui un combattant de si grande qualité. Cejudo décortique ses adversaires. Il dissèque leur façon de combattre et trouve des failles que personne d’autres ne remarque. Lors de ses analyses, il fait preuve d’une grande pédagogie et explique des séquences complexes avec des mots simples. En clair, Cejudo n’est pas seulement un combattant, c’est un expert, un scientifique des arts martiaux. C’est d’ailleurs cette approche unique qui laisse croire qu’il fait son retour dans les meilleures dispositions





TJ Dillashaw, Marlon Moraes, Dominick Cruz et bien sûr Demetrious Johnson. Cejudo a battu la crème de la crème de sa génération. Pire encore, il n’a pas toujours eu besoin de sa lutte pour le faire ! Les progrès qu’il a réalisé en striking au cours de sa carrière sont stupéfiants. En plus de son style, il se crée un personnage, le King of Cringe, dans lequel il se tourne en ridicule de peur de subir le même sort que son prédécesseur Demetrious Johnson, mis au ban par l'UFC car jugé trop fade. C’est contre ce dernier que Cejudo livre son combat le plus mémorable. Une guerre technique et tactique de 5 rounds lors de l’UFC 227 qui le voit l'emporter une décision partagée





Reconverti en tant qu'entraineur après avoir raccroché les gants en 2020, il peut se vanter d'avoir coaché Zhang Weili, Deiveson Figueiredo, Jon Jones ainsi que son ancien rival Demetrious Johnson. Tous parlent d’une rencontre qui a bouleversé leur conception du sport et tous sont redevenus champions après avoir travaillé avec Triple C. Signe que la culture de la gagne n’est pas innée, elle peut s’inculquer et se transmettre




Avec ce retour à l’UFC 288, il est difficile de savoir ce que veut réellement Henry Cejudo. Il prétend qu’il revient pour devenir champion de 3 catégorie distinctes mais les divisions au sein desquelles il veut concourir sont bien plus denses qu’elles ne l’étaient à son départ. Une chose est certaine, s’il bat Sterling, il y a une place sur le Mont Rushmore des arts martiaux pour lui. Une reconnaissance toute singulière pour un combattant si particulier


Auteur de l'article : Noé Bares


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